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        <title>folies minuscules - quotes</title>
        <description>folies minuscules</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 06 Sep 2008 00:40:30 +0200</lastBuildDate>
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                <title>L'amour de l'humanité</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Quotes</category>
                                                <pubDate>Fri, 05 Sep 2008 23:50:24 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&quot;L'amour abstrait de l'humanité est presque toujours de l'égoïsme.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;L'amour de l'humanité est une abstraction à travers laquelle l'homme ne voit guère que lui-même.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dostoïevski&lt;/p&gt; 
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                <title>Les satellites</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Quotes</category>
                                                <pubDate>Sun, 31 Aug 2008 10:59:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Une auteur finlandaise disait &quot;nous n'avons plus de dieux, nous avons des satellites&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut que je garde cet espace, celui des satellites, de la communication aveugle, sauf pour vous qui me lisez et dont je sais que vous me lisez, il faut que je garde cet espace pour les notes quotidiennes, sans doute bientôt plus rares, moins régulières et moins longues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a deux ans, je &lt;em&gt;supprimais&lt;/em&gt; mes deux blogs sur un coup de tête, perdant dans ce geste simple auquel vous invite le serveur chaque fois que vous vous y connectez, perdant de nombreux textes d'un clic de souris. Il subsistait du &lt;em&gt;désastre&lt;/em&gt; une page d'au revoir dont je ne retrouve pas le &lt;em&gt;lien&lt;/em&gt;. Le serveur a dû la supprimer définitivement après de longs mois d'inactivité, je ne sais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je garde cet espace comme l'antichambre de tout le reste, le laboratoire, la fabrique, le gueuloir aussi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je maintiens ce que j'écrivais dans mon premier blog, reprenant une phrase d'&lt;em&gt;Asile de fous&lt;/em&gt;: &quot;Je suis un homme verbal, quelqu'un d'imaginaire et variable&quot;. La citation exacte est: &quot;Je suis une femme verbale, quelqu'un d'imaginaire et variable&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y avait aussi, dans les sous-titres, une phrase de Christine Angot: &quot;Ecrire ce n'est pas une seule chose. Ecrire c'est tout. Dans la limite. Toujours. De la vie, de soi, du stylo, de la taille et du poids.&quot; Je dois avouer que je n'avais qu'un souvenir inexact de cette phrase, et que je viens de la retrouver, dans toute sa justesse, dans le mémoire de maîtrise d'un étudiant de Montréal. &lt;a href=&quot;http://www.archipel.uqam.ca/787/01/M10062.pdf&quot;&gt;http://www.archipel.uqam.ca/787/01/M10062.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je retrouve aussi, au hasard de mes recherches googliennes,&amp;nbsp;une interview d'Angot dans &lt;em&gt;Le Matricule des anges&amp;nbsp;&lt;/em&gt;en 1997.&amp;nbsp;A la question de la dimension thérapeutique de l'écriture, elle répond: &quot;Ca ne peut pas être thérapeutique&quot;. Et de citer Duras: &quot;Ecrire, ça ne sauve de rien, ça apprend à écrire, c'est tout.&quot; Puis: &quot;Les gens sont embêtés par ça. L'organisation sociale, c'est la tâche de l'homme, des êtres humains, c'est le lieu de la société. Alors quand tu leur dis que la littérature, ça ne sert à rien, ils sont emmerdés. La littérature n'a rien à faire de l'organisation sociale. Personne ne pense exactement comme quelqu'un d'autre. Il n'y a pas une respiration qui ressemble à une autre. Si elle parle sa langue, il n'y a pas une personne qui place ses virgules comme une autre.&quot;&lt;/p&gt; 
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                <title>Le train est annulé</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
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                                <category>Quotes</category>
                                                <pubDate>Sat, 30 Aug 2008 01:34:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;A la terrasse du Terminus Nord je lis des vers de Jean Ristat et&amp;nbsp;le serveur est peu aimable, sur sa moto comme un cardinal débauché il m'emporte et je pose la tête sur son épaule, je découvre la façade de la Gare du Nord, six statues, toges, boucliers et couronnes, adossées à d'austères pilastres doriques, et sur les socles les noms des villes, Laon Arras Rouen, Rouen m'étonne, Amiens Lille Beauvais, les chapiteaux doriques reliés par une corniche, et au-dessus, une horloge qui dit le début d'une après-midi au ciel courbé, et la date en lettres capitales, Baudelaire avait quarante-trois ans, et au sommet d'autres statues, plus grandes, silhouettes majestueuses sous le ciel courbé, Cologne Berlin Vienne Londres Bruxelles, et au milieu, Paris, statue toge bouclier couronne, aigle impérial et drapeau européen au vent abandonné, et s'il faut mourir nous mourrons ensemble ô mon amour ô ma couronne d'épines et de flammes ma fleur sauvage à l'odeur de thym Philippe Philippe il fait si beau le long des routes où tu cours avec le vent, le cappuccino est tiède et mon train part dans quinze minutes me dit l'horloge, et nous saluent bien bas les arbres en s'inclinant, l'été a des rondeurs et le raisin est bon, nous mordons le ciel à pleines dents, aimons-nous dans l'instant bleu où toute chose a la couleur de tes yeux et s'offre à la main impatiente, et je fume ma dernière &lt;em&gt;Black Devil&lt;/em&gt; à l'élégance de pacotille.&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/28/sonnet-a-tommaso-cavalieri.html</guid>
                <title>Gare de l'Est</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Des histoires vraies</category>
                                <category>Les garçons</category>
                                <category>Quotes</category>
                                                <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 23:43:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Dans le train, les territoires de l'amour, je parlais de Christine Angot à Melisa, et je lus un sonnet de Michel-Ange: &quot;Ce n'est pas toujours faute grave ni mortelle / que de brûler pour un prodige de beauté / si le coeur en est attendri de telle sorte / qu'un trait divin y puisse aisément pénétrer. / L'amour s'éveille: il dresse, il empenne ses ailes / et ne fait point obstacle au vol des passions vaines; /&amp;nbsp;c'est le premier degré d'où, vers son Créateur / dont elle a toujours faim, l'âme prend son essor. / L'amour auquel je songe tend vers les hauteurs. / Mais tout autre est celui des femmes: un coeur sage&amp;nbsp;/&amp;nbsp;et viril ne doit pas se consumer pour elles. / L'un vous attire au Ciel et l'autre vers la Terre; l'un dans l'âme est logé, l'autre habite les sens / et décoche sa flèche à vil et bas objet.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Angot lit dans le train, je ne sais pas ce qu'elle lit. Bruno Beausire a lu &lt;em&gt;Rendez-vous&lt;/em&gt; dans un train.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gare de l'Est, Andrea voulait acheter un cadeau, Melisa encore étonnée qu'il y ait maintenant une galerie marchande à la Gare de l'Est, nous ne voyons pas les autres, disparus, sortis avant nous du TGV, sans doute d'une voiture plus proche du hall de la gare, et nous croisons Charlotte, et Charlotte me demande mon mail, Charlotte&amp;nbsp;voulait m'envoyer mon texte sur &lt;em&gt;Sig Sauer Pro&lt;/em&gt; pour que je n'aie pas à le retaper, je repense aux ours, aux Parisiens qui viennent voir les ours, dans une vallée, les ours qui se reproduisent, les ours qui enculent, et surtout il y a Andrea, je lui dis au revoir, je lui serre la main, et il sourit, et il s'avance, nous nous embrassons, et je ne lui aurai pas dit qu'il me plait, qu'il m'a plu, il le sait je crois, mais nous n'aurons rien dit, il doit être à Londres cette nuit, il sera serveur et il étudiera la dramaturgie, nous ne nous reverrons peut-être jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avançons, la ligne 5 est indiquée, je suis devant, et là, une affiche publicitaire pour &lt;em&gt;Le Marché des amants&lt;/em&gt;, le marché littéraire, une photo de Nan Goldin en prime, différente de celle de la couverture. Je ne sais rien de la relation entre Christine Angot et Nan Goldin, j'aimerais voir toutes les photos, j'imagine qu'il y en a beaucoup. Il y a celles publiées dans &lt;em&gt;Art Press&lt;/em&gt;, petits formats, noir et blanc et mauvaise définition. Je montre l'affiche à Melissa, étonnée, c'est étonnant, peut-être pas, et ce n'est pas si grave.&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/12/la-crainte-de-l-adjectif.html</guid>
                <title>La crainte de l'adjectif</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 12:54:46 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&quot;La crainte de l'adjectif est le commencement du style.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paul Morand, citant Paul Claudel&lt;/p&gt; 
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                <title>Leopardi, &quot;Pensées&quot;</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 27 Mar 2008 14:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     Il me semble bien difficile de dire s'il y a quelque chose de plus contraire à la morale que de parler sans discontinuer de soi-même, ou de plus rare qu'un homme exempt d'un tel défaut. 
                </description>
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                <title>Les livres-ouragan</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 27 Mar 2008 01:39:32 +0100</pubDate>
                <description>
                     Cioran: &quot;Je ne peux plus lire que des livres détachés, de glace, exempts de toute vibration, ou alors des livres-ouragan, qui vous emportent et vous laissent au milieu de votre plus grand péril&quot;. 
                </description>
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                <title>Alberto Caeiro, &quot;Premier signe avant-coureur de l'orage d'après-demain...&quot;</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 24 Mar 2008 19:12:31 +0100</pubDate>
                <description>
                     Qui sait si je serai mort après-demain? Si je suis mort après-demain, l'orage d'après-demain sera un autre orage qui celui qu'il aurait été si je n'étais pas mort. Je sais bien que l'orage n'a pas sa source dans mes yeux, mais si je ne suis plus au monde, le monde sera différent - j'y serai en moins - et l'orage tombera dans un monde différent et il ne sera pas le même orage. 
                </description>
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                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/03/24/antonin-artaud-cahier-246-1947.html</guid>
                <title>Antonin Artaud, &quot;Cahier 246&quot; (1947)</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Quotes</category>
                                                <pubDate>Mon, 24 Mar 2008 00:57:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Et voici maintenant le temps où le phantasme va s'introgluder, c'est le moment où la fantasmagorie de l'étrangle, où &lt;strong&gt;le problème de vivre&lt;/strong&gt; s'étranglait, va se décider à se débloquer, se décharger du cumul puant, de l'accumulation purulente (...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je veux être sublime et me dévouer. Je suis un corps, une masse, un poids, une étendue, un volume, une dimension, un biseau, un versant, une façade, une paroi, une latéralité, un phénomène, un fait, une expansion, une extension, une pression, une oppression, un mordant, une portée, (...), &lt;strong&gt;une tropulsion&lt;/strong&gt;, un quelque chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce que je suis n'est pas définissable avec les idées de l'espace et du temps humains, avec les idées de l'essence et du principe des choses, qui expriment l'être pour l'humain, ou plutôt pour les animaux et esprits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais moi, je ne vais pas continuer à porter sur moi un être, une chose appelée un être, &lt;strong&gt;cette chose appelée être qui a besoin de respirer pour nourrir son coeur&lt;/strong&gt;, non, pour nourrir le coeur de tous les êtres, non (...).&lt;/p&gt; 
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