<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0">
    <channel>
        <title>folies minuscules - les-garcons</title>
        <description>folies minuscules</description>
        <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/les-garcons/</link>
        <lastBuildDate>Sat, 06 Sep 2008 00:40:30 +0200</lastBuildDate>
        <generator>HautetFort.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/30/dans-le-train-de-quatorze-heures-cinquante-deux.html</guid>
                <title>Dans le train de quatorze heures cinquante-deux</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/30/dans-le-train-de-quatorze-heures-cinquante-deux.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Des histoires vraies</category>
                                <category>Les garçons</category>
                                <category>Livres</category>
                                                <pubDate>Sat, 30 Aug 2008 02:23:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Assis sur la moquette rouge d'une voiture de première classe, je mets mes écouteurs, Rufus Wainwright, &lt;em&gt;Foolish Love&lt;/em&gt;, un homme d'une cinquantaine d'années à côté de moi me demande où je vais, Valenciennes, lui c'est Cambrai, il me demande ce qui s'est passé, panne technique, les freins, train annulé, non, je ne pense pas que la SNCF puisse prévoir un train supplémentaire en cas de panne, j'enlève un écouteur pour parler, puis le second, il a un livre épais à la main, Stieg Larsson, &lt;em&gt;Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes&lt;/em&gt;, j'ai lu quelque part que c'est un succès de librairie, je lui demande ce qu'il en pense, il a hésité à l'acheter, trop volumineux, mais il aime, je lui demande si c'est un récit, oui, récit, et étude de moeurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R* ne m'a pas parlé de &lt;em&gt;L'Homme au chapeau rouge&lt;/em&gt;, je me demande ce qu'il en pense. Hier matin je lui demandais par sms la traduction de &quot;fioco&quot;,&amp;nbsp;Pauline de Bruxelles avait reçu un sms, quelque chose comme une déclaration d'amour déguisée en référence dantesque,&amp;nbsp;&quot;Oh quanto è corto il dire e come fioco al mio concetto!&quot;. R* répondait, mais quelques heures après, &quot;faible concept&quot;, et ne me demandait pas pourquoi je lui demandais cette traduction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Samedi dernier, je buvais des cafés et des verres de vin blanc à la terrasse de cafés mussipontains, et je lisais, et j'écrivais, &lt;em&gt;Sig Sauer Pro&lt;/em&gt;, l'ours Damien, l'ours Gros-sel, le petit ours Jean-Jean, je retirais de l'argent à l'aveugle, je demandais à une femme brune de lire les lignes de ma main, ce fut la main gauche, la longue ligne de vie, les problèmes avec la justice, rien de grave disait-elle, une longue histoire d'amour dans le passé, l'amour des garçons à présent, un garçon aux longs cheveux bruns, deux garçons autour de moi, elle disait &quot;garçons&quot;, je ne sais qui est le second, elle disait&amp;nbsp;tu donnes beaucoup, elle disait tu souris avec la bouche mais souvent tu souris pas dedans, je disais oui, quand elle disait quelque chose elle attendait que j'approuve, elle disait la maladie, autour de moi, tout proche, je pensais au cancer d'une femme très proche que je ne reverrai sans doute pas avant sa mort, elle parlait d'une radiographie des poumons, pour moi, mais disait ce ne n'est pas grave, elle disait tu réfléchis beaucoup, elle parlait d'un garçon brun qui me veut du mal et qui me jette des sorts, je pensais à David, à sa tumeur au cerveau quand je lui volais Xavier, David et ses menaces de mort, ses insultes sur des sms que je conservais et qu'un employé de&amp;nbsp;police valenciennois recopiait scrupuleusement avant de me dire de les effacer pour être en paix, pour oublier tout ça, et la femme brune me promettait la richesse, à l'avenir, et je lui proposais dix euros, elle me disait cinquante, l'argent n'est pas un problème, tu en auras bientôt beaucoup, je lui donnais vingt euros, et j'aimais son sourire et son regard en disant au revoir et merci. Après, j'écrivais mon papier et je commençais par le regard des Parisiens sur les ours, &quot;Dans le vallée il y a un ours&quot;, etc., quelque chose comme ça.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/28/sonnet-a-tommaso-cavalieri.html</guid>
                <title>Gare de l'Est</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/28/sonnet-a-tommaso-cavalieri.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Des histoires vraies</category>
                                <category>Les garçons</category>
                                <category>Quotes</category>
                                                <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 23:43:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Dans le train, les territoires de l'amour, je parlais de Christine Angot à Melisa, et je lus un sonnet de Michel-Ange: &quot;Ce n'est pas toujours faute grave ni mortelle / que de brûler pour un prodige de beauté / si le coeur en est attendri de telle sorte / qu'un trait divin y puisse aisément pénétrer. / L'amour s'éveille: il dresse, il empenne ses ailes / et ne fait point obstacle au vol des passions vaines; /&amp;nbsp;c'est le premier degré d'où, vers son Créateur / dont elle a toujours faim, l'âme prend son essor. / L'amour auquel je songe tend vers les hauteurs. / Mais tout autre est celui des femmes: un coeur sage&amp;nbsp;/&amp;nbsp;et viril ne doit pas se consumer pour elles. / L'un vous attire au Ciel et l'autre vers la Terre; l'un dans l'âme est logé, l'autre habite les sens / et décoche sa flèche à vil et bas objet.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Angot lit dans le train, je ne sais pas ce qu'elle lit. Bruno Beausire a lu &lt;em&gt;Rendez-vous&lt;/em&gt; dans un train.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gare de l'Est, Andrea voulait acheter un cadeau, Melisa encore étonnée qu'il y ait maintenant une galerie marchande à la Gare de l'Est, nous ne voyons pas les autres, disparus, sortis avant nous du TGV, sans doute d'une voiture plus proche du hall de la gare, et nous croisons Charlotte, et Charlotte me demande mon mail, Charlotte&amp;nbsp;voulait m'envoyer mon texte sur &lt;em&gt;Sig Sauer Pro&lt;/em&gt; pour que je n'aie pas à le retaper, je repense aux ours, aux Parisiens qui viennent voir les ours, dans une vallée, les ours qui se reproduisent, les ours qui enculent, et surtout il y a Andrea, je lui dis au revoir, je lui serre la main, et il sourit, et il s'avance, nous nous embrassons, et je ne lui aurai pas dit qu'il me plait, qu'il m'a plu, il le sait je crois, mais nous n'aurons rien dit, il doit être à Londres cette nuit, il sera serveur et il étudiera la dramaturgie, nous ne nous reverrons peut-être jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avançons, la ligne 5 est indiquée, je suis devant, et là, une affiche publicitaire pour &lt;em&gt;Le Marché des amants&lt;/em&gt;, le marché littéraire, une photo de Nan Goldin en prime, différente de celle de la couverture. Je ne sais rien de la relation entre Christine Angot et Nan Goldin, j'aimerais voir toutes les photos, j'imagine qu'il y en a beaucoup. Il y a celles publiées dans &lt;em&gt;Art Press&lt;/em&gt;, petits formats, noir et blanc et mauvaise définition. Je montre l'affiche à Melissa, étonnée, c'est étonnant, peut-être pas, et ce n'est pas si grave.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/16/week-end-en-famille.html</guid>
                <title>Week-end en famille</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/16/week-end-en-famille.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Des histoires vraies</category>
                                <category>Les garçons</category>
                                                <pubDate>Sun, 17 Aug 2008 00:04:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Denis me manque, je voudrais le voir ce soir. J'aurais dû lui demander son numéro de téléphone ou son mail ce matin. J'ai écrit mon adresse msn sur un agenda posé sur son bureau. Il m'a dit &quot;oui, mais où sur l'agenda?&quot;, à quoi j'ai répondu &quot;à la fin&quot;. Je ne suis pas sûr que l'adresse soit parfaitement lisible. Je ne connais que son prénom, mais je saurais retrouver son adresse en retournant dans sa rue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Huitième étage sans ascenceur, entre six et sept heures du matin, et le corps à corps reprend, il me mord les seins, j'ai encore mal, je le mords aussi, les bras et le cou, je n'en peux plus, il dansait seul et on s'est regardés, ses yeux presque de fille et son visage aussi, sa peau noire, sa silhouette fine et musclée, le débardeur blanc moulant sur la peau noire, le jean large et ma main sur son sexe à travers la toile, je ne savais plus si nous dansions ou si nous faisions l'amour, je l'ai pris là, presque, il y avait d'autres couples autour de nous, je ne voyais plus rien, que lui et la musique dans nos corps, et l'alcool dans le sang aussi, les sexes dressés au dessus de la ceinture enfin, les caresses de la main puis de la langue à genoux l'un devant l'autre, puis la backroom et le sol humide, ses cris dans la musique maintenant étouffée mais toujours entêtante, les mecs qui regardent, qui restent ou pas, il se rhabille et je me demande si tout est fini, comme ça, mais non, on sort et on décide d'aller chez lui. Il craint ma réaction, sa petite chambre, les escaliers, j'imagine le tableau, je m'en fiche, je le veux, et c'est lui qui me prend, et nous dormons ensemble, moi dans ses bras d'abord, puis je glisse sous son aisselle, je suis sur le côté, le lit est étroit, mais je dors, deux heures sans doute, puis je pars, j'ai juste laissé mon mail, il a envie de me revoir, dit-il, il me dit au revoir, la porte est entrouverte, il est nu et il sourit, il y a ces photos de lui, encore enfant, déguisé, je ne sais plus en quoi, son sourire toujours, et je descends les escaliers, léger et engourdi, une marque sur la tempe gauche,&amp;nbsp;un pli des&amp;nbsp;draps qui&amp;nbsp;a creusé un sillon, j'hésite à mettre mes lunettes de soleil, pour cacher ça, et la fatigue dans les yeux, la tête de celui qui a découché, et le maquillage aussi, qui tient, je le sais, j'ai vérifié&amp;nbsp;avant de le quitter, et je me demande jusqu'à quelle heure il a dormi, s'il embrasse quelqu'un d'autre ce soir dans le même club ou dans un autre, et ce matin, son odeur sur mes doigts, j'étais encore plein de lui, et maintenant encore, le manque, de lui, rien que de lui, mon manque est fixé ce soir, et je suis épuisé, je n'ai dormi que deux heures ce matin, alors je ne me poserai plus de questions dans quelques minutes, et mes rêves seront à Denis, je veux l'amour dans mes rêves, et ses frissons et ses dents dans ma chair.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/07/en-ecoutant-smokey-rolls-down-thunder-canyon-de-devendra-ban.html</guid>
                <title>En écoutant Smokey Rolls Down Thunder Canyon de Devendra Banhart</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/07/en-ecoutant-smokey-rolls-down-thunder-canyon-de-devendra-ban.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Des histoires vraies</category>
                                <category>Les garçons</category>
                                                <pubDate>Thu, 07 Aug 2008 23:34:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Je me suis surpris à me sentir plus léger ce soir, plus frais. La journée a été lourde, triste, de moiteur, de malaise, de somnolence, de sueurs froides aussi, de comptes à rebours effrayants, de peurs incontrôlables devant les responsabilités, comment dire, civiques peut-être, auxquelles j'ai toujours autant de mal à me contraindre. La ligne 12 était étouffante, ma main a effleuré par inadvertance le crâne chauve d'un homme assis sur un strapontin: regard agacé, le frôlement étant malvenu, et cette bizarre sensation d'un crâne chauve mais rugueux comme une barbe de trois jours. La ligne 5 puait. Chaleur et puanteur. Et puis quoi, effet salutaire de la douche sans doute, du rasage de près, de l'arrivée de Renato demain, qui m'a répété, c'était un jeu, &quot;rdv à sept heures trente-deux&quot;, &quot;rdv à sept heures trente-deux&quot;, &quot;rdv à sept heures trente-deux&quot;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Axel pilote des Boeing 747. Je lui ai dit: &quot;ça va peut-être te paraître bête et naïf&quot;, mais ça m'impressionne. Il a répondu: &quot;c'est comme conduire une grosse voiture&quot;. On se verra mardi prochain finalement. Je ne suis pas mécontent que le rendez-vous soit décalé. Il me parle de pelouse ou de prairie, ça me plait. Tout cela est bête et naïf, mais j'aime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors je verrai Rudy mercredi. Rudy qui a mis de nouvelles photos sur son blog. Des portraits d'un garçon dont on ne voit jamais le visage de face. Des photos vaporeuses, en suspens, joliment floutées. Et puis il y a eu ce choc en faisant défiler frénétiquement quelques centaines de photos de Hedi Slimane trouvées sur un blog. Des potraits de garçons dans des concerts rock. Des noir et blanc magnifiques. Et j'ai mis une photo&amp;nbsp;en fond d'écran au bureau, des bandes noires et des bandes blanches horizontales, et en bas, en lettres capitales, en noir sur blanc, sur un mur semble-t-il: &lt;em&gt;NOT TO BE&lt;/em&gt;. Ca me va bien en ce moment. &lt;em&gt;L'humeur du moment&lt;/em&gt;, comme on disait avec Renato. &lt;em&gt;Not to be&lt;/em&gt;, c'est aussi le titre d'un roman de Christine Angot, d'ailleurs. Au milieu, une feuille, bizarrement accrochée: la paperasse au milieu de la question existentielle. Ca me va vraiment bien. Bête et naïf, encore. Mais tant de légèreté, ce soir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et Fabien, depuis trois heures ensommeillé sur sa petite photo carrée, la tête posée sur l'oreiller, les longs sourcils noirs dessinant deux courbes que je voudrais caresser, &quot;absent&quot; sur msn, me dit enfin &quot;coucou&quot; après des semaines de silence. Et j'attends pour répondre.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/05/l-aventure.html</guid>
                <title>L'Aventure</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/08/05/l-aventure.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Les garçons</category>
                                                <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 03:05:53 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Antoine est venu en taxi, et reparti en taxi, à deux heures. Il me laisse un suçon qui sera caché demain sous mon col de chemise. Il a le même âge que moi, et, comme moi, une fille, de trois ans et demi. Je suis son quatrième mec; le deuxième qu'il baise. Nous avons parlé des doubles vies et du &lt;em&gt;gène&lt;/em&gt; de l'homosexualité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Renato répond à mon mail de cet aprè-midi, en insérant ses réponses entre mes phrases, avec des couleurs différentes, comme il le faisait il y a deux ans. Il commente le procédé: &quot;Disons, pour rappeler de bons souvenirs&quot;. Il viendra de vendredi à dimanche. Je lui demande s'il sera bien seul afin que nous puissions deviser à loisir et passer deux folles nuits parisiennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rudy me répond également: il est d'accord pour me voir jeudi, mais entretemps j'ai fixé un rendez-vous à un séduisant pilote d'avion. Nous verrons, je me déciderai demain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant à Fabrizio, je le verrai mercredi soir: nous parlerons de son recueil de poèmes et de sa pièce de théâtre. J'aime bien le titre du recueil, &lt;em&gt;L'Aventure&lt;/em&gt;, en référence au vers de Du Bellay dans &lt;em&gt;Les Regrets&lt;/em&gt;: &quot;J'écris à l'aventure...&quot;.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/07/19/dans-la-solitude.html</guid>
                <title>Dans la solitude</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/07/19/dans-la-solitude.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Des histoires vraies</category>
                                <category>Les garçons</category>
                                                <pubDate>Sat, 19 Jul 2008 23:22:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://guarantyofsanity.hautetfort.com/media/02/02/559599847.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://guarantyofsanity.hautetfort.com/media/02/02/559599847.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://guarantyofsanity.hautetfort.com/media/02/02/559599847.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai remixé l'ouverture de &lt;em&gt;La Solitude&lt;/em&gt; la nuit dernière. Réécouté ce soir, sur la chaîne. Enregistré avec quelques modifications encore, et envoyé à Bruno. Plutôt satisfait. Une idée ce soir, au clavier. Pizzicato de contrebasse et clarinette. A étoffer. Il faut un peu de courage. Je n'en ai pas tellement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mal à la gorge. Inflammation. Deux fois en deux semaines. Je me sens démuni. Ca prend aussi aux oreilles, un peu partout, j'ai du mal à décrire ce qui se passe. Ca ne m'arrivait jamais avant. C'est pénible, je ne comprends pas. Sans doute les effets de l'eau de javel hier. Du coup je n'ai pas fumé aujourd'hui. Ca fait au moins deux ans que je n'ai pas passé une journée entière sans fumer. Enfin la journée n'est pas finie, et j'ai un paquet à portée de main.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mal dans la bouche aussi. Résultat de ma nuit de folie, à mon retour d'Avignon. Trop bu, trop embrassé, dans le sous-sol du Cud, puis dans la rue. Comment s'appelle-t-il, Gaël, il m'aspirait la langue, c'était douloureux. Il a joui quatre fois; moi, deux. Je lui ai proposé une douche à deux. Le lendemain, j'avais mal aussi au gland. Mal en point, d'une manière générale. Je suis reparti de chez Gaël à 5h30 et j'ai pris le premier métro. Lui devait se lever à 7h pour aller travailler à Roissy. Sa copine est en vacances, il en profite. Il veut des enfants. Je lui ai dit que je ne juge pas. Mal placé pour juger. Somnolé dans le métro. J'ai acheté un énorme pain au raisin et un pain au chocolat en arrivant chez moi. J'ai mangé, assis sur mon lit, avant de m'effondrer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aménagé des placards hier. Je passe beaucoup de temps à ranger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aucune nouvelle de Fabien, qui annonce J-12 avant l'Espagne sur msn. Lucien, quant à lui, semble avoir écourté son séjour dans la Loire. Renato a eu sa première année. Rudy semble avoir emménagé&amp;nbsp;à Paris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai déniché un petit synthétiseur dans le local poubelles. Emballé, en bon état, et il marche. Il fait le bonheur de Clélie, qui a joué une partie de la soirée. Je lui ai lu l'histoire d'Aladin ce soir.&lt;/p&gt; 
                </description>
                                    <enclosure url="http://guarantyofsanity.hautetfort.com/media/02/02/559599847.mp3" length="" type="audio/mpeg"/>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/07/07/les-chiens.html</guid>
                <title>Les chiens</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/07/07/les-chiens.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Des histoires vraies</category>
                                <category>Les garçons</category>
                                                <pubDate>Mon, 07 Jul 2008 23:42:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Lucien est parti aujourd'hui. On a mangé ensemble ce midi, à la terrasse d'un café, les feuilles de salade s'envolaient, la crète de Lucien était aplatie aujourd'hui, son sac à dos lourdement posé contre un mur, je faisais attention à ne pas salir ma chemise et ma cravate, je lui ai dit que j'avais un peu les boules qu'il parte et de ne plus le revoir pendant si longtemps. Il ne comprend pas pourquoi Molière est tellement respecté, il n'aime pas Marivaux. Lucien est bien jeune. Dimanche, il a fini la nuit avec un homme de quarante ans, un certain Philippe, qui l'a invité&amp;nbsp;au resto japonais, et qui l'a baladé boulevard Saint-Germain. Moi j'avais dégueulé aux abords du Cud, ma demi-bouteille de rhum et toutes les tensions accumulées. Je me suis fait ramasser par un Eric de quarante-trois ans. Je n'avais jamais passé la nuit avec quelqu'un d'aussi âgé. La veille, Lucien m'avait léché, il avait lu &lt;em&gt;Les Chiens&lt;/em&gt; dans l'après-midi, et il avait eu envie de ça. Il me l'a avoué après quelques verres de rhum, mais je lui ai dit que ça ne me dérangeait pas. Lucien, j'aurais pu l'aimer. Pour que les choses soient claires, en titubant sur les trottoirs du Marais, on s'est dit qu'on allait rouler des pelles toute la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hier soir, j'ai parlé avec Renato sur msn. Il avait ses lunettes de soleil, son brushing impeccable, une cigarette à la main, et le torse nu. Il viendra chez moi au mois d'août, un week-end. Il veut être infidèle et me voir. Je n'ai pas dit oui tout de suite et l'ai laissé insister quelque peu. Lucien et Renato sont très différents. Ils ne se reconnaîtraient pas s'ils se rencontraient. Moi, je les ai aimés tous les deux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Estelle vient chez moi demain soir pour trier ses affaires dans ma cave. Ca fait une semaine qu'elle est installée dans son studio à Montparnasse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas de nouvelles de Fabien. Je ne sais même pas s'il est à Paris comme prévu. Il est sans doute amoureux. Je laisse des messages sur msn, en vain. Ca m'apprendra, puisque c'est le tour que je lui ai joué au mois de mars. J'avais fait le mort, je l'avais évité. Fabien ne s'entendrait pas avec Renato, et il n'aurait sans doute rien à dire à Lucien. A eux trois, ils ont soixante ans. J'en ai bientôt trente-trois.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/06/29/t-es-sur-lille.html</guid>
                <title>Les maîtres</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/06/29/t-es-sur-lille.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Des histoires vraies</category>
                                <category>Les garçons</category>
                                                <pubDate>Sun, 29 Jun 2008 01:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Soirée autour des &lt;em&gt;maîtres&lt;/em&gt;. Restaurant du musée des Beaux-Arts. Audrey monte dans ma voiture. Je suis un peu isolé. Beaucoup de normaliens, thésards ou docteurs. Je n'ai pas d'anecdotes sur le bac français cette année. Mes anecdotes sont des anecdotes de bureau. Ma voisine de table parle aussi de sa chef.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'envoie un sms à Lucien, comme la veille. Je lui demande simplement s'il est à Lille. Pas de réponse. Je ne passerai donc pas la nuit avec lui. Je ne sais pas où je vais dormir. Jérôme est chez mon père; pas de place pour moi. Je n'ai pas prévenu Niko, ni Nathalie. Je dors dans la voiture, sur une aire d'autoroute. Un endroit que je connais bien. Des voitures s'arrêtent, des hommes en sortent parfois. Le ballet lent et prévisible des phares braqués sur vous pour vous évaluer. Vers cinq heures, une voiture s'arrête près de la mienne. Je me réveille. Le conducteur descend, passe et repasse à côté de moi. Le deal commence, ça prend un peu de temps. J'ouvre ma fenêtre, le contact est bon. Je le laisse entrer. Il n'est ni beau ni mince, ni bien monté, mais le contact est bon. Les cheveux très courts et très doux. Le goût est bon. Ca me va, et je me laisse aller. Il s'appelle Philippe. Il revient de Lille. Il rentre chez ses parents, dans l'Aisne. Il doit avoir quarante-cinq ans. Je ris parce que c'était bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je dors trois heures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lucien me répond le lendemain. Il n'avait plus de crédit. Il me dit qu'il est à Lille. Je lui dis &quot;trop tard&quot;: je suis déjà rentré à Paris. Lucien doit venir le week-end prochain de toute façon. Amandine et Charlotte seront sans doute de la partie. Il y a Fabien, aussi, qui arrive à Paris le 3.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lundi soir, j'aide Estelle à déménager. Sa mère sera là. On fera un seul trajet, de son hôtel à son appartement, d'Oberkampf à Montparnasse. Je n'ai pas vu sa mère depuis 1994. Estelle sort à nouveau avec David, mais uniquement pour sa beauté, me dit-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Promenade dans Paris avec Clélie ce soir. Rue de Rivoli, la Cité, bateau bus, puis bus des Champs-Elysées à la Gare du Nord. Clélie écrit son prénom sur un vieux programme de &lt;em&gt;Théâtre, ciment de l'Europe&lt;/em&gt;. Elle ne termine pas sa glace. Elle est jolie dans son imperméable d'été blanc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En début de soirée, on s'est arrêtés à la Fontaine des Innocents. Je lui ai dit que la fontaine avait quatre cents ans. Elle a répété: &quot;quatre cents ans!&quot;. On a regardé les bas-reliefs, puis on est partis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai salué Monsieur Caramatie. Je lui ai parlé de mon parcours depuis la khâgne. La Fontaine des Innocents, Jean Goujon, la couverture du livre de Henri Zerner sur l'architecture française de la Renaissance. Je n'ai pas eu de maîtres, je crois, ou je ne les ai pas encore trouvés. Je n'ai rien contre l'idée. Ou alors je suis passé à côté de mes maîtres.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/05/30/je-ne-suis-pas-si-seul.html</guid>
                <title>Je ne suis pas si seul</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/05/30/je-ne-suis-pas-si-seul.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Les garçons</category>
                                                <pubDate>Fri, 30 May 2008 00:32:28 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;J'ai appelé Estelle ce soir, tard. C'est son anniversaire. Trente-trois ans. Elle vient de sortir du boulot. Elle va voir David et lui dire que leur histoire s'arrête là. Nous vieillissons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fabrizio m'a répondu ce matin. Je n'en reviens pas, il s'installe à Paris la semaine prochaine. De Viterbe à Paris. J'ai hâte qu'on se voie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Renato m'a demandé de brancher la cam hier soir. Le petit con, il était torse nu. Il va bientôt plaquer sa copine. Il fume deux paquets de Dunhill par jour. Il doit repasser ses examens, n'a suivi qu'un cours d'amphi au deuxième semestre. Il y a un an, c'était la course à la mention très bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Martine me demande si j'ai eu son mail précédent. Oui, il me faut du temps pour y répondre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Véronique me demande quand on pourra se voir. Je lui propose ce week-end. Un week-end au bord de la mer, je veux bien, avec Clélie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis rentré à 22h ce soir. Kim et Sébastien étaient dans la cuisine. Ils passent beaucoup de temps dans la cuisine, ils parlent beaucoup. Le fondant au chocolat de Sébastien est délicieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jules m'a parlé sur msn. Il se sent mal, je ne sais pas pourquoi. Il voulait des tuyaux pour un stage dans la culture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai acheté une anthologie de la poésir érotique ce midi. &quot;La terre s'alanguit, énervée, et la brise, Chaude encore des lits lointains, vient assouplir La mer enfin soumise... Voici la nuit d'amour depuis longtemps promise... Dans l'ombre je te vois divinement pâlir.&quot;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/05/26/entre-les-murs.html</guid>
                <title>Entre les murs</title>
                <link>http://guarantyofsanity.hautetfort.com/archive/2008/05/26/entre-les-murs.html</link>
                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Des histoires vraies</category>
                                <category>Les garçons</category>
                                                <pubDate>Mon, 26 May 2008 02:24:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Florian, vendredi soir, métro Philippe Auguste. Je l'appelle, il me guide jusque chez lui, me donne les codes d'entrée. Quand il ouvre la porte de son appartement, je vois un jeune homme un peu triste, un peu terne, sans la lumière du &lt;em&gt;Floryboy&lt;/em&gt; qui m'avait dragué la veille sur Internet. Les choses vont vite, Florian me déshabille, me fait allonger sur son lit, et s'applique à me faire jouir. Il garde son jean et sa chemise. Je repars au bout d'une trentaine de minutes. Sur le chat, il m'a répété tout à l'heure, comme il me l'avait dit chez lui: &quot;Je kiffe sucer&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Samedi j'ai travaillé. C'est exceptionnel. Gare Saint-Lazare à sept heures trente, destination Marly-le-Roy. En rentrant, dans l'après-midi, des appels téléphoniques, nouveaux contacts pour la Saison. Le soir, l'atelier théâtre de Sylvie au Théâtre 95. &lt;em&gt;La Noce chez les petits bourgeois&lt;/em&gt; de Brecht. A l'avant-scène, un immense poisson en papier mâché dont la chair blafarde s'impose dans l'obscurité du plateau, entre les différentes séquences, caressée par le vibrato exquis d'Ute Lemper comme une lame affûtée glissant sur la peau sans jamais s'y oublier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Françoise fait la bise avec énergie. Elle fait quatre bises. On a donc deux fois la sensation de ses longs poils plantés dans un gros bouton qu'elle a sur la joue gauche. Nous étions quatre chez Sylvie après le spectacle. Quatre divorcés (ou en instance de divorce). Françoise a trois enfants. Elle sort plus qu'eux sans doute. Elle n'aime pas les sacs à main; d'ailleurs elle a oublié son sac chez Sylvie et n'a pas jugé urgent de venir le rechercher. Son ex aime faire les magasins, et s'est trouvé une compagne qui aime faire les magasins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les parents de Sylvie sont partis après le spectacle: nous avons mangé sans eux le gâteau que Philippe avait acheté dans l'après-midi. Un framboisier en forme de coeur. &quot;Bonne fête maman&quot;, écrit en rouge, un peu partout sur le gâteau, typographie régulière imitant l'écriture manuscrite. Moments de solitude, d'absence. C'est la deuxième année que je n'ai plus rien à fêter. Je mettrai des fleurs sur la tombe dimanche prochain.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Dimanche après-midi. Sylvie et Philippe sont partis chez les parents de Sylvie. Je pars après eux, laissant les clés dans la boîte aux lettres. Lu quelques pages du &lt;em&gt;De Brevitate Vitae&lt;/em&gt; de Sénèque. Expo Sophie Calle, que je ne voulais surtout pas rater. Où l'on retrouve Christine Angot. Et Christine a raison quand elle écrit à Sophie Calle: &quot;Le choeur que tu as formé autour de cette lettre, c'est le choeur de la mort&quot;. Je suis déçu par l'expo, je ne vois pas l'intérêt de cette tentative d'épuisement. Je suis amusé d'y retrouver Françoise (l'autre Françoise), qui s'interroge sur le compte syllabique de la formule finale: &quot;prenez soin de vous&quot; ou &quot;prenez soin d'vous&quot;. Je me rends compte, en écrivant cela, que ce qu'il y a de plus surprenant, dans &quot;prenez soin de vous&quot;, c'est le &quot;vous&quot;. Ce soir, j'ai lu des articles sur l'expo et j'ai trouvé sans peine l'identité de X. Je viens de&amp;nbsp;trouver la couverture du numéro des &lt;em&gt;Inrockuptibles&lt;/em&gt; où le couple a publié un questionnaire insolite dont tout le monde dit beaucoup de bien. A la question &quot;Quand êtes-vous déjà mort?&quot;, je réponds: dans la nuit du 23 au 24 juillet 2006. A l'injonction &quot;Rédigez votre épitaphe&quot;, je réponds: &quot;CI-GÎT EN OMBRE DE FUMEE LE PLUS AIMABLE DE MES SONGES, DISPARU UNE NUIT D'ETE QU'UN EMPHRASEMENT DU REFUS DEPOSA COMME UN RIRE SOMBRE SA GUIRLANDE DE MOTS AMERS&quot;.&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;Plan cam avec un inconnu. Il y a des feuilles sur sa table: je lui demande s'il écrit. Il me répond qu'il corrige des copies, qu'il est prof de français en collège. Malgré tout nous passons à l'action. Il a trop de travail, n'a pas le temps de venir chez moi ou de me recevoir. Je sais ce que c'est, le dimanche, quand on est prof. Je ne lui ai même pas demandé son nom.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je mange un grand paquet de chips, bois un verre de vin, dors trois heures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je parle un peu avec Fabien sur msn.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je fais des recherches sur le Prix de l'Education, et je découvre la Palme d'or. A sa sortie, le livre m'était tombé des mains. Le quotidien d'un prof de collège, je n'avais pas envie de lire ça, c'était trop proche de mon propre quotidien. Et puis je trouve François Bégaudeau insupportable quand il parle du football.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>