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        <title>folies minuscules - archives-personnelles</title>
        <description>folies minuscules</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 06 Sep 2008 00:40:30 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Le Marais</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
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                                <category>Des histoires vraies</category>
                                                <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 14:21:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;Il faut que j'achète une crème hydratante pour Clélie, et aussi de la soupe, et des éponges, quelques éponges, propres et qui sentent bon, parce que je ne supporte pas les éponges poisseuses chez mon père - il y en a deux ou trois au fond de l'évier, souvent gonflées d'eau, qui se vident d'un liquide&amp;nbsp;grisâtre quand on les presse. François décide de nous accompagner. Il met son long manteau noir en cuir - il explique à Clélie que c'est sa &lt;em&gt;cape&lt;/em&gt;, et refait sa queue de cheval, au sommet du crâne, avec un&amp;nbsp;&lt;em&gt;chouchou&lt;/em&gt; rose. Il a ses deux paires de bracelets criblés de clous. Il porte des chaussures noires de ville, un modèle que l'on ne peut trouver qu'en supermarché j'imagine, à pas plus de quinze euros, quelque chose qui n'a rien à voir avec le manteau gothique, les lunettes rondes, ou la coiffure. Nous passons devant le château, devenu un hôtel de luxe, presque entièrement restauré, devant l'école où j'ai passé quelques années, et l'église où j'ai &lt;em&gt;servi&lt;/em&gt;. Clélie ramasse de petites branches, des plumes d'oiseau, et des fleurs de sureau. Nous croisons un jeune couple à l'aller, et de jeunes filles au retour. C'est tout. Nous revenons bredouille, la supérette étant fermée. Nous repassons par le cimetière - je n'y ai pas mis les pieds depuis un an je crois. Le monument est propre. Les plaques sont intactes, le doré des lettres gravées dans le marbre semble n'avoir pas terni. Papa m'a rappelé que l'employé des pompes funèbres qui s'est occupé des funérailles de maman est mort un an après elle, à quarante-deux ans, d'une attaque cardiaque. François raconte à Clélie que quand elle était &lt;em&gt;petite&lt;/em&gt;, elle déposait des cailloux sur la dalle. Clélie dit qu'elle s'en souvient, mais je ne la crois pas. Elle caresse un chat gris qui occupe beaucoup François ces temps-ci - la question étant de savoir s'il a un propriétaire ou s'il est abandonné. Nous rentrons à la maison, il est déjà dix-neuf heures. Clélie cueille des fleurs de sureau; je lui explique que j'en ai souvent utilisé dans mes peintures, fleurs de sureau séchées et aplaties entre les pages de livres d'art, puis dorées au pinceau. A quelques mètres de la maison familiale, l'arrêt de bus, l'arrêt où j'attendais le bus qui m'emmenait au collège, puis au lycée, du milieu des années quatre-vingts au début des années quatre-vingt-dix. L'arrêt s'appelle &quot;Le Marais&quot;. C'est le nom du quartier. Je n'avais jamais fait le rapprochement. Le Marais a d'abord été pour moi le quartier dans lequel j'ai grandi, dans un village d'un peu plus de mille habitants. Je ne sais pas quand j'ai découvert le Marais parisien. Cela doit remonter à des lectures, Collard ou Guibert.&lt;/p&gt; 
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                <title>&quot;Georges est un poignard que je porte planté dans le torse et que je remue un peu parfois pour me rappeler que la vie est une chienne&quot;</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Archives personnelles</category>
                                                <pubDate>Mon, 21 Jul 2008 00:16:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;Je piste Rudy. Tout ce que je détestais chez lui, qu'il me piste. Je l'ai trouvé hier sur Rezog. J'ai toujours une page qui me permet d'accéder aux autres profils, même si le mien est vide depuis des semaines. J'ai hésité à le remplir à nouveau. Je suis abonné pour quelques mois encore. Ca me coûte onze euros par mois. C'est de l'argent gaspillé. J'ai l'habitude des abonnements inutiles... Je n'ai pas eu de mal à trouver le profil de Rudy, qui déclare habiter dans le 13e. Quelques photos &lt;em&gt;arty&lt;/em&gt; dans son album, dont celle de la terrasse de Beaubourg, avec les roses mélancoliques dans les soliflores (mais non, ce ne sont pas des roses) posés au milieu des tables carrées, les teintes bleutées d'un sépia numérique.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://guarantyofsanity.hautetfort.com/media/01/00/235259733.JPG&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ce soir, j'ai retrouvé son blog, que je n'avais pas consulté depuis janvier dernier sans doute. Quelques notes dans lesquelles je me suis retrouvé en &lt;em&gt;George&lt;/em&gt;. Jeu de masques assez facile à décrypter, traces de rencontres qui lui ont rappelé des moments que nous avons passés à deux, &lt;em&gt;Natasha&lt;/em&gt;-Nathalie, &lt;em&gt;Luc&lt;/em&gt;-Lucien &quot;par qui le désastre est arrivé&quot; (souvenir de cette affreuse soirée à Paris où j'expliquai à Rudy que mon histoire avec Lucien n'était pas terminée). Développement sur &lt;em&gt;Le Dieu du Carnage&lt;/em&gt;, dans une note datée de février. J'ai vu la pièce le 12 février, justement, et j'ai payé ma place au prix fort: 52 euros. Dans une autre note, Rudy me reproche de me faire inviter au théâtre, dans un dialogue entre &lt;em&gt;George&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Herald&lt;/em&gt; qui reprend une conversation qui avait creusé l'abîme entre Pierre et Rudy. Voilà comment se termine la note:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;La prochaine fois que tu iras au théâtre, je t'invite à te regarder bien en face dans le miroir au moment où tu ajusteras ton écharpe et à mettre tes actes en accord avec tes paroles en payant ta place puisque tu assisteras au spectacle.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;George&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Georges&lt;/em&gt;, avec ou sans le &quot;s&quot;. Je préfère sans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai parcouru la plupart des pages du blog. Rudy le saura sans doute très vite, en consultant les statistiques. Dans ce jeu de cache-cache, je me demande s'il sait que j'ai un blog moi aussi. J'ai failli écrire beaucoup, développer, citer, mais à quoi bon...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pourrais juste parler de cette sensation de manque cet après-midi, à la terrasse d'un café, avec Clélie. Ca m'a rappelé d'autres dimanches après-midi, à trois, avec Clélie et Rudy. Rudy laissant Clélie jouer avec sa bouteille de Coca, les sucres fondant dans le peu de liquide restant au fond de la bouteille, avec tout le sérieux d'un protocole expérimental. Tout à l'heure, Clélie a laissé couler le sucre en poudre entre les barreaux de sa chaise. Quand je m'en suis rendu compte, je l'ai sermonnée. Il manque quelqu'un peut-être. Je ne dis pas Rudy. Seul face à une enfant de quatre ans, pas toujours facile. Horreur en lisant un article sur un homme qui a battu sa fille de quatre ans en public, à Rome. Tête claquée contre un monument.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Pochette rouge</title>
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                <author>noreply@ (Pierre)</author>
                                                <category>Archives personnelles</category>
                                                <pubDate>Sat, 29 Mar 2008 19:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Très cher Pierre, voici la petite cassette de mon montage dans lequel il y a tes musiques. Je suis désolé de n’avoir pas eu le temps d’attendre que les musiques que tu travaillais soient disponibles. J’ai un peu honte de t’avoir demandé cela.&lt;/strong&gt; (Hugues, non daté, peut-être 2002)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Enquête&amp;nbsp;: la double vie des écrivains&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Télérama&lt;/i&gt;, septembre 2006)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Aerial, aerial, aerial (dessin, feutre, 1991)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Melencolia&lt;/strong&gt; (photocopie, 2000?)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il est bon que le sujet s’expose à l’étrangeté&lt;/strong&gt; (Michel Foucauld, &lt;i&gt;Les Mots et les choses&lt;/i&gt;, photocopies et notes manuscrites, 1997)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Étant la sage Orbiconte retirée en sa chambre, comme auez entendu, elle fut ioyeuse &amp;amp; marrie tout ensemble, ioyeuse d’auoir si bien sondé &amp;amp; entendu le vouloir de l’Infante sa niece, &amp;amp; marrie de ne luy auoir peu raconter iusques à la fin ce qu’elle luy auoit commencé du Cheualier sans Repos…&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;L’Histoire Palladienne&lt;/i&gt;, 1997)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ave Maria&lt;/strong&gt; (Franz Schubert, 199…&amp;nbsp;?)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le soir, dans une rue sombre, le Chourineur, un forçat libéré d’une quarantaine d’années agresse une jeune fille, la Goualeuse, encore appelée Fleur-de-Marie.&lt;/strong&gt; (Résumé manuscrit des &lt;i&gt;Mystères de Paris&lt;/i&gt;, 1994&amp;nbsp;?)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Elle gratte le sol / fouillant la mémoire d’un enfant / perdu. / Se roulant sur la terre / Priant le ciel accablant / Elle gratte le sol / Encore et encore.&lt;/strong&gt; («&amp;nbsp;En équilibre&amp;nbsp;», poème manuscrit sur fiche bristol, auteur inconnu, date inconnue)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le corps est le donné fondamental. Le plaisir, la souffrance, la maladie, la mort s’inscrivent en lui et, au fil de l’évolution biologique, façonne l’individu socialisé, c’est-à-dire mis en condition – comme on dit mis en demeure – de satisfaire à toutes les exigences et contraintes du pouvoir en place.&lt;/strong&gt; (François Pluchart, &lt;i&gt;Manifeste de l’art corporel&lt;/i&gt;, vraisemblablement copier-coller d’une page internet sur fichier Word, date inconnue)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;La nouveauté, ici, n’est pas que la société marchande récupère l’avant-garde – elle l’a toujours fait&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;font face=&quot;Book Antiqua&quot;&gt;−&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;strong&gt;, mais c’est qu’elle la récupère immédiatement.&lt;/strong&gt; («&amp;nbsp;Attention, peinture fraîche&amp;nbsp;», chronique d’Olivier Céna sur la rétrospective de Francis Maladry, dit Beaudelot, &lt;i&gt;Télérama&lt;/i&gt; n°2784 du 21 mai 2003)&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jane Avril&lt;/strong&gt; (impressions couleur et cartes postales)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chacun dessous le masque des vertus / Tâche à cacher sa fourbe et sa malice / Son ambition, son envie, son avarice / Sa haine et ses mœurs corrompues / Et quoique déguisé autant qu’on le peut être / Personne néanmoins ne veut passer pour l’être.&lt;/strong&gt; (Gravure anonyme du XVIIe siècle, strophe retranscrite sur une page de cours, cours du 14 novembre 1998)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Étant jeune, j’ai su bien user des plaisirs, / Ores j’ai d’autres soins en semblables désirs&lt;/strong&gt; (Mathurin Régnier, &lt;i&gt;Satire XIII&lt;/i&gt;, cours, date inconnue)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;A ce portrait, l’ornement du tableau surpasse de beaucoup l’excellence de la figure que vous avez voulu représenter. Si j’ai eu quelques parties de celles que vous m’attribuez, les ennuis, les effaçant de l’extérieur, en ont aussi effacé le souvenir de ma mémoire, de sorte que, me remirant en votre &lt;i&gt;Discours&lt;/i&gt;, je ferais volontiers comme la vieille Madame de Randan, qui, étant restée depuis la mort de son mari sans voir de miroir, rencontrant par hasard son visage dans le miroir d’une autre, demanda qui était celle-là.&lt;/strong&gt; (Marguerite de Valois, &lt;i&gt;Mémoires&lt;/i&gt;, cours, 2002)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Allons-nous retrouver la vie ô faux défunts / Car est-ce une porte qui s’ouvre enfin car est-ce / Enfin le printemps qui arrive et son parfum / Bouleverse le vent ainsi qu’une caresse (Aragon, &lt;i&gt;Le Crève-cœur&lt;/i&gt;, cours, 2003)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Explosion et démocratisation du marché de la photographie&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Télérama&lt;/i&gt; n° 2754 du 23 octobre 2002 – reproduction d’une photographie d’Andreas Gurski sur la dernière page de l’article&amp;nbsp;: si j’ai bien compté, 34 fois 6 chaussures, soit 204 chaussures&amp;nbsp;; la photographie mesure 185 centimètres sur 442. Au-dessus&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Noire et Blanche&lt;/i&gt; de Man Ray.)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une rétrospective consacrée au peintre Francis Picabia à Paris / La provoc sans peine&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Télérama&lt;/i&gt;&amp;nbsp;; pas envie de sortir les pages arrachées de la pochette pour chercher la date)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Christine Angot&lt;/strong&gt; (Photocopie d’une photographie de Christine Angot et d’un article&amp;nbsp;; &lt;i&gt;Le Monde 2&lt;/i&gt; du 4 septembre 2004. C’est Geniève qui m’a donné ces photocopies, quelques mois après. Nous avons souvent parlé de Christine Angot. C’est l’année où j’ai fait étudier &lt;i&gt;Peau d’Âne&lt;/i&gt; à mes élèves de première. Le 4 septembre, je n’avais pas encore découvert Christine Angot. C’est arrivé deux ou trois semaines après.)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les spectateurs, en très petit nombre, partageaient le même espace scénique que les acteurs. Pas de décor, pas d’effets de lumière, pas de grimage, pas de costumes. Pour Grotowski, l’acteur est le tout théâtre et le théâtre est là pour favoriser son passage à un degré d’humanité plus &lt;i&gt;vrai&lt;/i&gt; que le degré quotidien.&lt;/strong&gt; (article consacré à Grotowski, copier-coller d’internet. Marc Fumaroli. Je l’ai croisé il y a deux semaines.)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Trois pages d’étiquettes pour imprimante.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous passons nos nuits sur les fauteuils de théâtre / Le nocturne appelle la vigilance, sinon la surveillance&lt;/strong&gt; (Là, j’ai ajouté un commentaire personnel&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;cf. Koltès&amp;nbsp;!&amp;nbsp;») &lt;strong&gt;/ A partir de Goya, la nuit est un moment dangereux, mais aussi libérateur / Surveillance – porosité générale – le privé n’est plus protégé / On a souvent assimilé le spectateur à un voyeur / Il y a différents degrés entre le voyeurisme et la surveillance / L’échange interhumain est toujours sujet à des dissimulations / La découverte de la vérité n’est qu’une étape&amp;nbsp;: elle peut conduire à l’acte&lt;/strong&gt; (Notes manuscrites, Georges Banu parlait sur France Culture, le jeudi 29 juin 2006. Un mois après, le 29 juillet, j’avais quitté la maison, ma maison, dans laquelle j’avais pris ces notes. Je me souviens, c’était un soir, j’étais assis à mon bureau, et j’écoutais la radio sur mon vieux baladeur. J’ai rouvert la pochette rouge aujourd’hui. Les archives sont présentées dans le désordre original. Cette pochette se trouve actuellement chez mon père. Je ne vais pas la jeter. J’ai jeté beaucoup d’autres choses aujourd’hui&amp;nbsp;: papiers divers, photographies&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;font face=&quot;Book Antiqua&quot;&gt;−&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;du mariage, des vacances dans le Sud-Ouest, mais pas toutes&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;font face=&quot;Book Antiqua&quot;&gt;−&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Lucida Sans','sans-serif'&quot;&gt;, classeurs de cours – je ne garde que les cours de première. Je vais ranger la pochette. Sa place est dans une étagère basse que j’ai rangée dans une penderie. Au-dessus pendent des habits&amp;nbsp;: ceux de mon frère, et d’autres qui m’appartiennent et que je n’ai pas encore voulu amener à Paris – après avoir relu et partiellement réécrit ces dernières phrases, il me paraît évident que tout cela aboutit à la pendaison de Jean-Jacques, le 12 août 2002. La penderie, d’abord, mais déjà Hugues, sa lettre, que j’ai découverte en ouvrant la pochette, et puis une des photographies que j’ai retrouvées, cet après-midi&amp;nbsp;: un ange photographié dans une église de Prague, en 2000. J’en avais donné un agrandissement à Fanny, le jour où elle était venue m’annoncer la mort de Jean-Jacques. Il faudrait que j’arrive à appeler Fanny pour lui demander l’autorisation de voir cette photographie. Je voudrais la photographier avec mon appareil numérique. C’est un tirage unique&amp;nbsp;: révélation partielle au chiffon et au coton-tige, solarisation, et sépia brun. C’était très beau. Une image très érotique sans doute. Je ne sais pas si Fanny l’a encore. Je ne vois pas pourquoi elle s’en serait séparée. Mais j’hésite.)&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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